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Figurante dans « Tout Schuss » aux Contamines-Montjoie

, 6 mai 2015, un commentaire, 1292 vues.

Ça s’est passé très vite. Après plusieurs relances, j’avais donné mes coordonnées à la production, sans y croire, ne pouvant me rendre au casting. Et puis un jour, de retour aux Contamines-Montjoie, je reçois un texto me proposant une figuration les 10 et 11 avril… ! Malgré un calendrier chargé, je décide de tenter l’expérience et de me « lancer » à la découverte des coulisses d’un tournage. Donc, j’accepte !

Black-out jusqu’au 9 avril où je reçois un nouveau texto : « Demain 7h30 au Lay avec tout le matériel de ski et une tenue de rechange »… L’aventure va commencer !

Le 10 avril à 7h30, signature du contrat, remise d’un brassard fluo marqué « FILM » et montée à l’Etape. Nous sommes une petite douzaine de figurants appelés à nous « produire » pour ces 2 jours, (ignorant tout du scénario) : Muriel, Nelly, Bérangère, Benjamin, Margot, Antoinette, Stéphane , Éric , et les autres…

Les figurants

Là-haut, neige béton. L’équipe au complet est déjà en place : un tas de gens dont je ne saurai jamais exactement le rôle ni la fonction, nous dirigent tour à tour. Seuls les caméramen et les preneurs de son restent reconnaissables grâce à leurs matériels : de grosses caméras, lourdes et encombrantes, dotées d’objectifs énormes, sur des chariots immenses difficiles à déplacer sur la neige ; et les immenses perches hissées à bras le corps, l’extrémité enrobée d’un gros manchon de peluche pour enfermer les micros. Des techniciens brandissent tour à tour de grands écrans blancs ou noirs pour « cadrer » quelques scènes, réfléchir la lumière, jouer avec l’éclairage…

Les figurants

D’abord un peu stressée (on se demande toujours ce qui va arriver), je suis vite rassurée par l’ambiance détendue. Je m’intercale dans la file de ceux qui attendent en bas du télésiège de Montjoie interdit au public pour ce jour de tournage. On dépose nos sacs dans le hangar tout proche. Les figurants font connaissance en se posant des questions… Beaucoup d’agitation autour de nous : chacun est pourvu de son brassard orange « FILM » … qu’il faudra dissimuler au moment voulu.

Les figurants

Un « Monsieur » barbu à casquette et lunettes noires dirige d’un ton ferme le  personnel « figu » en brandissant son mégaphone. Sans autres précisions, il nous dit d’avancer, un peu en désordre pour prendre le télésiège (enfin, faire semblant, car passés le portillon, nous repassons sous les filets pour nous remettre en place) : une fois, deux fois, … 10 fois. A chaque reprise : « poste de départ, tout le monde au départ » : on recule dans la précipitation  « moteur, répétition, silence » et le clap retentit… « ACTION ». En tout cas on s’amuse tandis que José Garcia, apparu subitement dans sa doudoune jaune, coiffé d’une encombrante chapka fait de grands gestes et lance des invectives à de supposés personnages installés sur le télésiège : motus sur les dialogues…

Et puis on recommence, encore et encore, José aussi bien sûr ! Il fait chaud, on se désaltère à la hâte. De temps à autre, ce n’est plus « répétition » mais « on tourne » et après « révision » des prises de vue, on reprend ou non. La « révision » consiste à s’enfermer au ras du sol sous un capuchon de caoutchouc, pour visionner les séquences filmées sur un petit écran de rétroprojection.

Les figurants

Cette fois-ci, peu importent nos gestes, il faut du SON, une AMBIANCE, à nous de faire du bruit… adapté au contexte. « Comme dans la vraie vie ! ». Les caméras sont au repos, les « peluches » nous poursuivent et captent nos « conversations » ! L’effet sonore est réussi.

Quelques curieux s’attardent, jetant un œil furtif ; Jean-Paul, Michel, Romain, de passage sur la piste, viennent jouer les trouble-fêtes, nous observent de loin, mais, très vite écartés : « sortez du champ, s’il vous plait », partent à regret.

Changement de versant : à la hâte, à l’entrée du chalet d’alpage qui sert de remise au matériel des pistes, nous revêtons une nouvelle tenue et montons sur la butte, à droite en descendant la piste bleue, dont la neige reste dure, à tel point que les transats installés devant un stand « animation » glissent dangereusement dans le dévers.

C’est l’heure de déjeuner et une partie de l’équipe se replie vers le Restaurant de l’Etape, tandis que quelques-uns continuent de travailler sur le terrain. Un excellent repas, copieux et raffiné nous est généreusement offert par la production. Bien installés au soleil, sous les cabines qui défilent, badigeonnés de crème et chaussés de lunettes, nous savourons quiche au beaufort, crudités, hampe de bœuf, poêlée de légumes ou frites, et tartelette myrtilles ou autres gourmandises sans voir passer le temps. Techniciens, figurants et vedettes, doublures et cascadeurs bavardent au soleil, en savourant leurs plats ; José est parmi nous.

Les figurants

Après une petite heure de pause, reposés, rassasiés, nous quittons la table, remontant péniblement vers le « plateau », dans la neige devenue lourde, heureux de reprendre notre rôle… sur les transats (hautement convoités), tandis que certains attendent debout, figés sur leurs skis qu’on leur dise de glisser (de dix à vingt mètres) dans un large virage… et puis de remonter, et puis… de re-glisser !

Beaucoup de monde çà et là : des speed-rider munis de leur voilure multicolore, prêts à prendre le départ, un traineau à chiens tiré par un magnifique attelage , des skieurs qui glissent doucement, des gens qui dansent au son du DJ, dans une musique d’enfer, d’autres qui attendent, skis aux pieds, qui bavardent… comédiens , réalisateur, caméramen, figurants, metteur en scène, producteur, assistants, machinistes, script, clapper, « M. Mégaphone » qui répartit son monde avec autorité, Manon qui nous dirige, nous place, nous déplace, … et en toile de fond : deux cabines WC en polystyrène troublent le décor…

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Les pisteurs secouristes sont également présents avec leurs motoneiges : pour la sécurité et le transport du matériel lourd, Julien et son collègue font ainsi de nombreuses rotations.

Les figurants

Et on s’amuse bien, dans une super ambiance. Manon nous pilote, attentive à nos initiatives : elle nous donne l’illusion de participer un peu à la mise en scène ! Et puis c’est tellement drôle d’en voir quelques-uns refaire 20 fois la même glissade, au même endroit, dans les mêmes traces, avec la même mimique, et la même gestuelle : remonter et glisser ; attendre. Remonter et glisser ; attendre. … Interminablement ! Et les chiens, dociles et patients, courir inlassablement sur le même parcours, remonter, repartir guidés par leur « musheuse » Dominique. Oui, ce sont bien les chiens de Bruno qui participent à la distribution !

Les figurants 6a

La journée de tournage s’achève en fin d’après-midi après tous ces essais et recommencements, tous plus rocambolesques les uns que les autres. Nous regagnons les cabines à ski sur une neige lourde et mouillée : une vraie rando d’avril !
A demain 7h30 pour une nouvelle journée de surprises et de liesse.

Deux jours de figuration, deux jours dans les coulisses, qui m’ont permis de côtoyer timidement le monde du cinéma, des comédiens sympas, une équipe dynamique, deux jours qui m’ont offert « l’envers du décor », dans une ambiance délirante pour un film qui promet d’être drôle, et dont l’action se déroule ici : AUX CONTAMINES-MONTJOIE !!!

Prête à recommencer ! Sylviane

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Un commentaire

  1. stassain dit :

    merci pour ce reportage j ai comme l impression d avoir participé aussi vivement la sortie du film