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L’Aiguille de la Bérangère : se mesurer à la Nature

, 3 septembre 2014, 2 commentaires, 1512 vues.

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  Avez-vous déjà essayé de vous mesurer à la nature ? Essayez de faire face à ses couleurs, à sa diversité, à sa magnifique grandeur… Vous verrez. Nous ne sommes rien du tout, juste un petit pion au milieu d’un immense terrain de jeu géobiologique. Comment un si petit humain ne peut-il pas craindre l’immensité de la nature ? C’est ce que je me suis dit, là haut, à plus de 3 400 mètres d’altitude, accroché à l’aiguille de la Bérangère…


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  Mais avant d’y arriver, il faut monter ! Ou plutôt grimper ! Une course de deux jours suffit pour arriver à destination. Une course de deux jours suffit également pour se rendre compte de la difficulté. Je suis parti en famille, avec mon père et mon frère, pour être plus précis.

Passage-Corde Chamois-au-passage-corde Passerelle
Passage délicat sur le chemin  /  Chamois nous regardant grimper  /  La Passerelle avant le refuge

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 Partis le 31 Juillet à 10h20, nous arrivâmes tranquillement pour pique-niquer à Tré-la-tête (déjà deux heures de marche). 1 970 mètres d’altitude, c’est là que la course commença…

 Au milieu de l’après midi, un jeune homme arriva. C’est celui qui, plus tard, allait siffloter Les Copains d’abord de Georges Brassens tout en guidant notre chemin. De sa petite barbe et de ses yeux doux, Thibaut Beck nous mena doucement vers le refuge des Conscrits, tel un chamois menant trois moutons ne sachant pas ce qui les attend…

  Pierre après pierre, pause après pause, corde après corde, ruisseau après torrent, chamois après marmotte, nous filâmes à travers la montagne. Loin d’imaginer ce qui allait arriver le lendemain, nous nous exclamâmes, face à la difficulté du sentier glissant et boueux, devant un guide perplexe qui avait pour objectif premier de revenir par ce même chemin. (Bien qu’il soit plus facile que l’ancien, comme expliqué dans ce très bel article du webzine : Zoom sur le nouveau sentier des Conscrits)

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 reguge-de-loin coucher-de-soleil vue-à-six-heures-du-matin
Refuge des Conscrits vu de loin / Coucher de soleil vers 21 heures / À 6 heures du matin sur le glacier

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  Nous débarquâmes à l’heure du dîner. À peine au pied du refuge, nous enfilâmes des chaussettes sèches, avant de prendre un bon repas et de faire une bonne sieste. Demain, debout 3h30 ! Et ce n’étaient pas cinq ou six ronflements en concert qui empêchèrent nos paupières de se fermer. Demain, c’était décidé, nous allions grimper sur l’aiguille de la Bérangère. Le refuge des Conscrits passa sous silence, ou presque…

  4h30. Piolet bien attaché, crampons emportés, baudrier prêt à être encordé et lampe frontale éclairant la neige, nous partîmes à la conquête des hauteurs. La montée fut vertigineuse. Nous traversâmes un glacier, un pic rocheux et un mur de glace avant d’atteindre les pentes douces (ou pas !) de l’aiguille de la Bérangère. Nous arrivâmes là-haut pour neuf heures. 3 425 mètres.

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ça-grimpe-dur vue-cime-dômes-en-haut-de-laiguille laiguille-par-les-conscrits
ça grimpe dur pour contourner la roche !    /    Sur l’aiguille ! Une vue sur   /    Aiguille de la Bérangère vue depuis le

Ici notre guide cherche à bien nous sécuriser     /  l’arrête des dômes de Miages   /       chemin direct vers les Conscrits             

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  Une fois redescendus en un rien de temps vers les Conscrits, grâce aux pistes de luge improvisées, nous mangeâmes de quoi tenir pour une après-midi de descente. Thibault eu la bonne idée de nous faire passer par le glacier de Tré-la-tête, au lieu du même chemin des Conscrits empruntant la passerelle. Ainsi, la difficulté fut moindre. Nous évitions toute cette boue et ces rochers glissants. Nous dûmes cramponner une dernière fois au milieu du glacier, puis nous arrivâmes pour 16h00 à Tré-la-tête. Soit un peu plus de trois heures de descente dans l’après-midi.

Pour terminer, il ne manquait plus qu’à redescendre aux Contamines ( à 1 160 mètres d’altitude ) indiqué à 1h30 au minimum. Je vous confirme qu’après une course en pleine montagne, on est loin du temps indiqué ! Je vous confirme également qu’un chemin de randonnée est très praticable. On comprend par la suite la différence entre la « moyenne » et la « haute » montagne. Mais il faut avant tout expérimenter la haute montagne. Et c’est ce que je vous conseille ! Laissez vous guider par un expérimenté qui connaît les hautes altitudes. Puis faites ressortir toute votre énergie. Grimpez et rapprochez-vous des étoiles…

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aiguille ici

Aiguille de la Bérangère : aux portes des dômes de Miages.

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Clément Nicole

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2 commentaires

  1. Clémandot dit :

    Bravo pour cet article très bien détaillé et jolies photos !!!

  2. Démugnier dit :

    Comment vous faire passer une photo?
    Merci.