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« Les Contamines ? Le côté coeur du Mont-Blanc »

, 8 septembre 2013, pas de commentaire, 1241 vues.

 

Une barbe de père Noël, une gouaille de colporteur, un sourire charmeur… Au coeur des Contamines, Gérard « Gégé » Barbier est connu comme le loup blanc.

Garde forestier à la retraite, ce fils de Contaminard pure souche est la mémoire vivante du village. De l’âge de Bronze à la Seconde guerre mondiale en passant par le Moyen-Age, il est intarrisable lorsqu’il s’agit de narrer l’histoire de ses aïeux.
“A l’époque romaine, le village était un lieu de passage international”, raconte Gérard. D’ailleurs, du côté de l’église Notre Dame de la Gorge, au bout du village, là où les routes s’arrêtent, la voie romaine vient rappeler cette riche histoire. “Impossible de comprendre le présent si on ne se penche pas sur son passé”, aime rappeler l’ancien garde forestier.
Au début du XXe siècle, à une époque où beaucoup de familles quittent le village, le grand-père de Gérard Barbier s’exile à Paris. Beaucoup de ses compatriotes travaillent dans les hôtels de vente, au marché des Halles ou comme cireurs de parquet. Lui, devient chauffeur du funiculaire de Montmartre puis employé au sein du palace parisien le Bristol. Après plusieurs années parisiennes, il revient aux Contamines-Montjoie en 1933. Et devient “le premier hôtelier du coin”, raconte fièrement Gérard! Son fils, le père de Gérard prend le relais. Ce dernier combattra aux côtés des chasseurs alpins durant la seconde guerre mondiale. L’ancien garde forestier porte fièrement le béret paternel chaque année, lors de la fête du village en juillet.
Gérard, quant à lui, n’embrasse pas la carrière d’hôtellier malgré les prédispositions familiales. Né en 1948, il devient garde forestier en 1965. Il fait sa carrière au sein des parcs naturels de la Vanoise, des Bauges, de Chamonix. “Quand j’étais jeune, je lisais énormément de littérature autour de la nature, avoue le Contaminard. Je me souviens de l’Appel de la forêt, de Jack London. Ce métier était pour moi une évidence. Il m’a ennobli…” Après 25 ans de bons et loyaux services, Gérard prend sa retraite et revient aux Contamines. “Ici, c’est le côté coeur du Mont-Blanc. Nous avons des sportifs exceptionnels, de merveilleux guides. Tous ces gens-là font partie de ceux qui donnent plus qu’ils ne prennent…”

Photos : © Zir

Céline Authemayou

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