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Les dameurs

, 22 avril 2014, pas de commentaire, 1370 vues.

 

Pour cet article, je vais vous présenter un métier qui me plait vraiment depuis que je suis tout petit, celui de dameur. Alors que les derniers vacanciers redescendent ou profitent des derniers instants au soleil en terrasse, une équipe se met en route pour redonner un aspect lisse et impeccable aux pistes de ski.

 

Le métier de dameur, qu’est ce que c’est ?

Un dameur est le conducteur ou la conductrice d’un engin appelé dameuse.

Il travaille la nuit, lorsqu’il n’y a plus personne sur les pistes. Le dameur est chargé de préparer, entretenir et de remettre en état les pistes empruntées par les amoureux de la glisse au cours de la journée. La nuit, le dameur est en contact radio avec ses collègues (et oui, une seul personne ne suffit pas pour remettre à « neuf » le domaine).

Le dameur exécute également des tâches demandées dans l’urgence par les pisteurs: comme par exemple dégager une piste qui a été traversée par une avalanche.

Ils fabriquent aussi les différents modules des snowparks…au grand bonheur des plus jeunes (et des moins jeunes !).

 

Les différents types de dameuses ?

De nos jours, sur les pistes on rencontre des machines dites « standard » pour s’occuper des pentes douces et des plats, des arrivées de télésiège, des pistes de montées de téléski.. .

Une machine de ce type coûte en moyenne 200 000 euros.

 

machine treuil (2)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il existe aussi des machines dites « treuil » qui se chargent des pentes les plus raides (le Veleray, l’Aiguille Croche, la Bûche Croisée..). Les premiers treuils sont apparus vers la fin des années 1980. Celui-ci est fixé derrière la cabine du conducteur et dispose d’un câble long de 1000 mètres. Le treuil permet aux machines de gagner de l’adhérence et de remonter la neige que les skieurs ont descendu vers l’aval de la piste, au sommet de la pente. Il permet aussi de retenir les machines à la descente. Ainsi grâce au treuil, on peut entretenir une piste noire comme une piste bleue.

Le dameur attache le bout du câble qui est muni d’un crochet au point d’amarrage fixé au sommet des pentes. Ce sont les gros trépieds que l’on peut voir au sommet de l’Olympique par exemple. Une machine équipée d’un treuil coûte en moyenne 260 000 euros.

Avant l’ouverture des pistes, les dameurs répartissent sur les tas de neige de production pour que tout le domaine soit abondamment enneigé!

bullage début de saison

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les dameuses disposent d’accessoires fixés à l’avant et à l’arrière de la machine :

La lame : disposée à l’avant de la machine, elle permet de couper les bosses, pousser la neige aux endroits où elle manque et répartir équitablement sur la piste la neige de culture produite en début de saison.

Les chenilles : permettent à la machine d’adhérer sur la neige, de grimper ou d’avancer aussi bien sur de la neige dure que douce.

La fraise: est un cylindre rotatif muni de pointes. Elle permet de broyer les blocs de neige et de la ramollir.

Le tapis : est l’accessoire disposé juste derrière la fraise qui est chargé de donner l’aspect lisse et strié que l’on peut admirer au moment de l’ouverture.

 

Chaque hiver depuis quelques années, j’ai eu la chance de pouvoir assister au travail matinal et nocturne des dameurs : voici donc ce que l’on fait durant une nuit de damage !

Quand il fait beau:

16h30: petit compte rendu avec le chef des pisteurs et les dameurs. Le chef des pisteurs donne les indications sur les pistes à retravailler, les bosses de départ à fabriquer pour les courses de ski, les endroits où la neige manque…

16H45 On nettoie la machine (pare brise) et on enlève la neige restée sur la lame.Puis, on attend qu’il n’y ait plus personne sur les pistes !

17h30 Ca y est, c’est le « grand départ » direction la pistes des Gentianes. On accroche le treuil au point d’ancrage et on commence à remonter la neige au sommet de la pente. La piste retrouve son aspect lisse et impeccable !

Ensuite direction le stade de slalom « François Bonlieu ». On renouvelle la manipulation pour s’attacher et on rebouche les creux formés par les passages dans le slalom. Cette fois ci, on s’accroche deux fois : une fois pour faire le mur du bas et une deuxième fois pour celui du haut !

Une petite pause casse croûte s’impose et hop, on repart sur la Montjoie, une des pistes les plus larges de la station. De même, après le passage de la machine, la piste est impeccable !

 

remontée de neige

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On retourne en direction du Signal pour faire le plein, puis on fonce vers le secteur Roselette Bûche Croisée pour damer deux pistes en une : les Fredzé et la Boulevard.

Puis on va travailler le mur raide de la Toboggan. On finit par celui de la piste rouge de Bûche Croisée et on rentre vers le Signal.

On gare la machine et le chauffeur marque ses heures, puis toute l’équipe redescend vers le village dans une dameuse munie d’une cabine à l’arrière pour pouvoir transporter tout le monde.

Il est entre minuit et 1h du matin et on retourne enfin finir la nuit auprès des autres !

Par contre, en cas de prévision de mauvais temps (neige), les horaires sont décalés entre 2h00 et 9h30.

 

Un grand merci au Chauffeur Cyril Mollard.

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