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L’histoire d’une crêperie pas comme les autres…

, 27 mars 2013, pas de commentaire, 977 vues.

 

De 1845 à aujourd’hui la petite, mais non moins célèbre, crêperie « les Airelles » est chargée en histoire et a connue de multiples chemins et propriétaires. Voici quelques dates clés pour essayer de comprendre comment tout a commencé pour cette enseigne incontournable du village des Contamines-Montjoie :

Le 19 juin 1845
La construction d’une école pour filles proposée par Monsieur DELETRAZ – révérend de la paroisse – est rejetée par le Conseil Municipal.

Le 10 décembre 1849
Le Conseil Municipal accepte finalement de construire le bâtiment destiné à l’école des filles ; le chantier est confié à Monsieur GRANGES – entrepreneur et maître charpentier – et achevé en 1950.

Le 15 décembre 1851
Le Conseil Municipal autorise Monsieur BOUVARD – aubergiste – à devenir le premier acensataire du bâtiment ; une seule salle est alors réservée pour l’école des filles pendant les mois de décembre, janvier et février.

Le 09 décembre 1852
Monsieur BOUVARD s’engage à crépir et blanchir la façade nord comme celle du levant et à peindre en vert toutes les galeries extérieures.

En 1858
Monsieur MOLLARD devient le nouveau locataire pour neuf ans et a fait naître le premier hôtel des Contamines-Montjoie : l’Hôtel de l’Union proposait ainsi plusieurs appartements, chambres, cuisines, écuries et jardins pour recevoir les nombreux voyageurs, chercheurs ou même pour fournir pension aux compagnies de mineurs séjournant dans la localité.

En 1864
Monsieur LABOUREAU – inspecteur primaire – remet en question l’utilisation de l’Hôtel de l’Union et réclame que le bâtiment soit rendu à sa vocation première de Maison des Écoles ; le Conseil Municipal n’en fera aucun cas, répondant souvent de manière cavalière et mettant même en cause l’intégrité de l’inspecteur.

En 1867
Le Conseil Municipal se décide à remettre en état les locaux scolaires qui y étaient logés. De 1867 à 1901 des locataires se succèdent jusqu’à ce que Monsieur ROCHE-DUPLAND et Monsieur MILLION décident de réaliser les travaux nécessaires et obtiennent la location de l’hôtel.

En 1903
Monsieur MILLION accepte l’installation (dans l’hôtel) d’un local pour le bureau du téléphone dont il sera chargé ainsi que la remise des télégraphes ; cette installation durera jusqu’en 1917, date du transfert de ces services dans le bureau des Postes récemment construit.

Le 14 juillet 1918
Un incendie causé par la foudre endommage sérieusement le l’Hôtel de l’Union.

En 1928
Monsieur CAMORS acquiert la location de l’Hôtel de l’Union et l’occupe jusqu’en 1930.

En 1930
Le Conseil Municipal est appelé à réfléchir sur le futur de l’emploi de l’Hôtel de l’Union.

En 1931

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L’Hôtel de l’Union est acquis par Monsieur Ruffin BARBIER – né aux Contamines-Montjoie et domicilié à Paris – qu’il baptise le Val-Montjoie. Suivant le témoignage de Gérard BARBIER – le petit fils de Ruffin BARBIER – rien ne destinait son grand-père à devenir hôtelier aux Contamines, s’il y avait eu une boutade du genre : « Tiens je vais faire une proposition, comme ça, pour voir, au cas où … » ! Ayant un bagout énorme, aimant les plaisanteries, l’aventure ne lui faisant pas peur. Avec son épouse, Angèle, excellente cuisinière, cet homme généreux accueille les clients pendant une cinquantaine d’années à l’Hôtel du Val-Montjoie. Ruffin BARBIER est à l’origine de la véritable histoire et notoriété de l’hôtel.

En 1985
Roger BARBIER – le fils de Ruffin BARBIER – perpétue son savoir-faire ; c’est à la mort de son père que prend fin définitivement l’exploitation de l’Hôtel du Val-Montjoie. Martine CHAPPOT – l’une des filles de Roger BARBIER – et son époux Gilbert décident tous deux de redonner vie à la maison en créant la crêperie « les Airelles ».

Aujourd’hui

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Sa renommée fût telle qu’aujourd’hui encore, nombreux sont les anciens clients qui profitent d’une halte ou d’un séjour aux Contamines-Montjoie pour venir dîner à la crêperie « Les Airelles ». La maison porte toujours le nom « Val-Montjoie » sur la façade faisant face à l’église baroque Sainte Trinité du centre village. Je me joins au livre d’or du site internet pour témoigner qu’il fait bon vivre dans cette maison et que Martine, Gilbert et leur fille seront vous accueillir avec un sourire aussi généreux que les saveurs de leurs plats.

Pascal

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