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Randonnée perchée entre Haute Savoie et Savoie

, 5 novembre 2014, un commentaire, 1274 vues.
Alors que l’automne a déjà modifié les couleurs des paysages en moyenne montagne, il y a des randonnées qui offrent un panorama exceptionnel sur les Contamines-Montjoie. La traversée des aiguilles croches vers le mont Joly est certainement l’une des plus attrayantes et spectaculaire.

C’est du parking du Planay, prés de l’altiport de Megève que je gare la voiture. En cette période de l’année, je ne suis pas étonné que ce soit le seul véhicule en stationnement. Un rapide coup d’oeil sur le ciel qui pour mon grand bonheur est d’un bleu limpide et à peine voilé par quelques Cyrus, nuages que j’adore car annonciateurs de beau temps.

Je me dirige alors vers l’altiport (1415m) qui sera mon point de départ pour rejoindre « le pas de Sion » (1855m), où je bifurque sur une sente presque cachée qui s’élève vers l’arête qui débute à 2230m. Je fais alors ma première rencontre pour le moins incongrue : deux ouvriers qui tentent de faire bouger un groupe électrogène. En leur proposant un coup de main, je découvre que la « bête » pèse plus d’une tonne et je regrette presque ma proposition d’aide. La tonne déplacée, je rejoins l’arête pour débuter la traversée. Les 600m de dénivelée parcourus m’invitent à faire une pause contemplative où je découvre un panorama à 360 degrés sur les massifs des Aravis, des Bauges, du Beaufortin, de la Tarentaise et du Mont-Blanc.

En premier plan, cette longue arête qui mène aux aiguilles croches et qui est la frontière entre la Savoie et la Haute Savoie. Le paysage est grandiose et cette arête m’invite à la parcourir, mais la pause se prolonge tant il y a de sommets visibles à reconnaître. Je m’imagine déjà parcourir l’immense domaine skiable des Contamines qui est sous mes pieds. Les seuls bruits que j’entends sont ceux des mainteneurs qui bichonnent les remontées mécaniques pour assurer une saison tranquille.

En contrebas, les deux ouvriers se sont remis au boulot et me font un signe amical. C’est ça aussi la montagne, faire des connaissances en toute simplicité et tisser des liens faits d’anecdotes et de souvenirs.

En route pour les aiguilles croches qui paraissent inaccessibles par l’arête ! C’est pourtant un bon sentier qui s’offre à moi et je croise enfin un randonneur sur le sommet des aiguilles croches (2487m). Les angles changent mais le panorama est toujours aussi grandiose. Sur cette randonnée, on ne peut s’empêcher de regarder en arrière et de s’étonner du chemin parcouru, tellement l’arête semble inadaptée au cheminement.

Le sentier redescend pour ensuite attaquer la montée de la tête du Veleray (2452m) où se trouve l’arrivée de téléski du même nom. On commence ici à distinguer les habitations des Contamines et leur toit d’ardoise. Le regard en arrière est toujours aussi intéressant. C’est en mode « montagnes russes » que je continue mon chemin qui débouche sur la tête de la Combaz (2445m), qui est marquée par une succession de magnifiques et imposants cairns. J’imagine la multitude de visiteurs qui ont tour à tour posé une pierre lors de leur visite et qui a permis d’ériger ce monument minéral qui sert à la fois de repère pour les uns et de prise de vue pour les autres.

Le mont Joly et son schiste sombre me tend la main, un dernier effort et j’y serai ! Pas de descente cette fois mais l’arête semble longue… Me vient alors à l’esprit cette phrase que    j’adore : « un kilomètre est fait de mille petits pas ». Après quelques autres pensées éparses, je me trouve au pied de l’antenne érigée sur le mont Joly, presque déçu de devoir redescendre.

La descente depuis l’épaule du Joly débouche sur un lieu magique, l’alpage d’ « Hermance » où le temps semble s’être arrêté et où on aimerait croiser ses habitants, tant ce lieu est authentique. Le sentier m’offre ensuite l’ombrage d’un bois qui se termine par un croisement où on peut lire une pancarte improbable « Chemin de la Stassaz interdit : bisons ! ».

Je retrouve alors mon véhicule, sans pouvoir m’empêcher de repérer le parcours effectué, avec un peu de fierté mais surtout de superbes images et émotions en tête.

Cette randonnée un peu longue, puisqu’il vous faudra 7h30 pour effectuer la boucle, vaut largement les efforts accomplis. La situation idéale sur les arêtes offre un panorama dégagé mais cependant varié. La vue sur le Val Montjoie est unique et on croirait pouvoir toucher du doigt le glacier de Tré la tête et le col du Bonhomme.

Amis randonneurs, réservez-vous une journée pour découvrir ce site perché entre Megève et les Contamines-Montjoie ! Laissez le vent vous raconter l’histoire de ces lieux majestueux.

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Un commentaire

  1. brunelier dit :

    superbe reportage, je voulais faire cette rando mais n’ai pas pu faute de temps. avec votre récit, j’ai eu l’impression d’y être moi même. à bientot sur les crêtes !! pascal