Language
Découvrir
Photos
Vidéos
Découvrir > Hiver > Tout schuss avec Nicolas

Tout schuss avec Nicolas

, 16 avril 2014, pas de commentaire, 941 vues.

 

Disciplines de vitesse : Descente et Super G rivalisent de difficultés. Toutes deux se disputent en une manche unique, Le Super G est plus court, plus tournant, « plus instinctif » dit Nicolas, car se pratique sans entrainement sur le tracé, contrairement à la descente qui nécessite des entrainements faisant partie intégrante de la compétition. De 1 à 3 entrainements en fonction de la difficulté de la piste et des conditions.

Nous sommes à la mi-février et en l’espace de trois mois Nicolas a accumulé les départs dans ces deux disciplines. Citons quelques résultats éloquents :

–   Premier en Super-G à Tignes, le 14 novembre

–   Deuxième en Super-G et Quatrième en descente aux Championnats du monde Universitaires en Italie, mi-décembre

–   Deuxième à une Descente de Coupe d’Europe à Madonna la semaine suivante,

–   A Val d’Isère fin Janvier (Coupe d’Europe), il court 2 Super-G et se classe Premier et Sixième et une Descente ou il termine Sixième

Il capitalise des top10, des podiums et des victoires ce qui l’amène aujourd’hui à un classement Coupe d’Europe,

Premier en SuperG / Troisième en descente / Deuxième au Scratch :

De quoi espérer une place nominative pour le circuit Coupe du Monde. Pour l’instant, les qualifications « tombent » en fonction des résultats ; ainsi, Nicolas a pu disputer une Descente à Bormio fin décembre et il repart dans deux jours en Norvège se mesurer aux meilleurs mondiaux : trois entrainements, deux Descentes et un Super-G !!! Bon programme !!!

A toi Nicolas de nous plonger dans l’atmosphère d’une Descente : la discipline REINE du ski Alpin ; DOWNHILL : DH…..une seule manche ou tout se joue,  à la fois rapide et interminable…

Fais-nous vivre en direct les moments intenses d’une compétition de vitesse : une Descente à Wengen par exemple…Nous t’accompagnons.

 

Une descente en live

Article 702.2 du RIS (Règlement International du Ski) : particularités générales de la piste

« Une descente se caractérise par les six composantes suivantes : technique, courage, vitesse, prise de risque, condition physique, détermination »….

 J-4 : Les coureurs des différentes nations sont installés dans leurs hôtels respectifs.

Nous sommes à la veille du premier entrainement officiel. Le comité de Course se réunit pour préciser les derniers points techniques ; il rassemble organisateurs, membres du Jury de compétition (Délégué Technique, Directeur d’épreuve, Arbitre et  Arbitre assistant) et les coaches. La liste de départ du lendemain sera établie par le tirage au sort sous la responsabilité de l’Arbitre. Chaque soir après briefing de la journée, le même scénario se répètera.

J-3 : Premier entrainement officiel après reconnaissance.

La piste est longue et pentue, vertigineuse par endroits, puis cachée par un rideau d’arbres…c’est l’inconnu. Plus de 2km, et un dénivelé qui peut atteindre 1100m. Verglacée, elle comporte des passages étroits, des compressions qu’il faudra négocier avec maîtrise, une grande ligne droite…..plusieurs rangées de filets rouges la bordent de part et d’autre aux passages dangereux : « prise de risques » n’est pas un vain mot. Quel coureur peut prétendre ne pas avoir ressenti ce petit frisson d’effroi, même un court instant ?

La reco se fait seul, elle permet de se familiariser avec le tracé, fixer des repères, construire une stratégie ….on se teste….le coach n’est pas très loin, sur le bord, à des points stratégiques ; lui aussi scrute, observe, prêt à répondre aux questions du coureur, à le renseigner, à le conseiller…

J-2 : Même scénario. Un nouveau tirage au sort a quelque peu modifié les numéros de dossard par rapport à la veille

Les coureurs se succèdent au portillon à des intervalles de 40s minimum. Ils tentent d’améliorer le temps de la veille, négociant une trajectoire plus « juste », mais si les conditions météo sont différentes, certains paramètres peuvent avoir changé…

 J-1 : Dernier entrainement sur le même tracé dont chaque détail des courbes et du relief doit être mémorisé.

Il faut appréhender la difficulté et le danger, prendre la meilleure courbe, et faire un chrono. Le classement, même s’il est parfois trompeur, désigne les leaders : ceux qui demain rivaliseront pour les premières places, voire le podium ou simplement des qualifications encourageantes : demain il ne faut pas se « rater »

Jour J : Le long ruban brillant se déroule à nos pieds,

en contrebas du portillon, ponctué de quelques portes aux banderoles rouges que l’on devra franchir, en frôlant les piquets : avec pour fils directeurs : technique, courage et détermination

La reco est terminée.

Le coureur se recueille  quelques instants au chaud, en prenant une légère collation. Il se plonge dans ses pensées, il revoit le tracé pour la nième fois, refait le parcours,  intériorise et sa détermination s’affirme il revêt sa dorsale devenue obligatoire et sa combinaison,  les ouvreurs sont prêts, on révise le parcours, en intériorisant, et on attend son tour…

– Comment vis-tu personnellement ces instants qui précèdent le départ ?

–  Est-ce indiscret de te demander ce que tu penses ? Crois-tu qu’il en est de même pour les autres ?

–  Impressions…..

La préparation d’avant course est très différente en fonction des athlètes. Certains écoutent de la musique, d’autres se renferment sur eux-mêmes ou au contraire rigolent avec les techniciens pour évacuer la pression.

 

Pour ma part, je n’ai pas vraiment de rituel avant le départ. Je rejoins le départ une vingtaine de minutes avant de m’élancer sur la piste en général. Je m’échauffe les articulations, je fais monter le rythme cardiaque doucement pour être prêt au moment de partir. Je retrouve mon technicien qui m’informe sur la piste en fonction des dernières informations données par les coaches. Je visualise une dernière fois le tracé dans ma tête en pensant à ce que je dois faire. Une dernière gorgée d’eau et c’est le moment de se déshabiller et de chausser les skis. Je chausse quelques minutes avant le départ aidé part Julien mon technicien. Les derniers instants sont très particuliers, il faut réussir à supprimer toutes les pensées négatives et rester concentré sur ce que l’on doit faire. Je me concentre sur des points techniques et je me motive pour dévaler le plus vite. C’est un sentiment bizarre, entre stress, excitation et rage de battre les autres. Je règle les derniers détails sur mes chaussures, mon casque et mes bâtons. Je tape dans les poings de mon technicien, passe les bâtons par-dessus le portillon et c’est parti !

 

Merci Nicolas d’avoir accepté de nous livrer quelques facettes de ta passion.

Nous te souhaitons une brillante carrière qui qui te récompensera de tous tes efforts!

Étiquettes : , ,

Aller plus loin

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *